Deux ans après avoir sauvé New-York
du slime et de Vigo, les célèbres casseurs de fantômes ont
recruté un petit nouveau pour les aider. C'est d'ailleurs ce bleu
sans nom que l'on incarne tout le long de S.O.S Fantômes le jeu
vidéo, les membres historiques étant contrôlés par l'I.A. Comme
tout débutant, on a droit à une formation dès le début de
l'aventure, la première mission consistant à remettre en captivité
le turbulent Bouffe-Tout (slimer) qui a repris ses quartiers dans le
QG. Une bonne occasion pour découvrir le maniement du pack à
protons. Inépuisable en munitions mais très enclin à la
surchauffe, l'accessoire se refroidit automatiquement dès que sa
jauge de chaleur s'affole, mais il vaudra mieux effectuer l'opération
manuellement avant d'atteindre le seuil critique pour éviter de se
retrouver sans arme pendant un temps deux fois plus long. En
complément du rayon de base qui affaiblit les spectres à capturer
ou désintègre les boss, on dispose de base d'une fonction "lasso",
nécessaire pour ceinturer un esprit fatigué et l'amener jusqu'à un
piège aspirant mais également utile pour déplacer certains des
nombreux éléments interactifs des environnements. Bien entendu,
croiser les effluves aura des conséquences assez explosives qu'on
laissera aux néophytes le plaisir de découvrir.
Au fil de l'histoire, on aura accès à
la destructrice flèche Boson et à trois autres types de flux,
possédant chacun deux utilisations distinctes attribuées aux
gâchettes L2/R2. On peut par exemple geler un adversaire avec le
rayon de stase avant de le faire voler en éclats avec le mode
diffuseur à particules, tandis que la fonction secondaire du jet de
slime positif neutralisant son équivalent noir sert à créer des
attaches élastiques indispensables pour résoudre quelques-unes des
rares énigmes du jeu. L'arsenal serait évidemment incomplet si l'on
ne trouvait pas les lunettes spéciales et le psychotensiomètre
servant à repérer les radiations surnaturelles, ainsi qu'à scanner
les revenants ou les objets possédés pour lire ensuite leurs
descriptions dans la base de données détaillée. Véritable régal
pour les fans, le titre de Terminal Reality regorge de clins d'oeil,
de détails et de répliques bien senties. Les lieux visités et la
bande-son - une moitié reprise des films, une moitié inédite dans
les deux cas - donneront aussi des frissons aux aficionados. Pour en
revenir aux équipements, les performances de tous les équipements
peuvent être boostées contre un peu d'argent, que l'on obtient
principalement en capturant des revenants. Ces améliorations ne
devront pas être négligées pour ne pas se faire submerger pas les
vagues d'adversaires. Histoire de clore la partie gameplay, on dira
que la formule de ce jeu d'action à la troisième personne est assez
classique et surtout particulièrement linéaire en dépit des lieux
variés, preuve que les développeurs ont vraiment pensé le titre
comme un film.
Compte-tenu de l'installation
obligatoire de presque 4 Go au lancement, on aurait pu s'attendre à
ne pas devoir subir des temps de chargement pouvant atteindre 45
secondes dès que l'on recharge un point de contrôle. Reste le cas
du multi en ligne, qui malgré ses modes variés en temps limité
jouables en coop ou en compétition - avec ou sans classement -
possède lui aussi ses couacs. Il arrive en effet très souvent de ne
pas pouvoir rejoindre un match ou de se faire déconnecter d'une
partie, surtout quand on fait équipe avec des joueurs situés en
dehors de l'Europe, probablement à cause de serveurs bloqués par
région du globe. Ce qui, pour du online, est vraiment curieux.
Sans conteste la meilleure adaptation à
ce jour de la licence, S.O.S Fantômes le jeu vidéo se présente
comme un passage obligé pour n'importe quel adepte connaissant par
coeur les deux films des années 1980.
Vu le prix du jeu avec le blueray du
film S.O.S Fantômes offert je pense que c'est une belle affaire.
Venez retrouver ici l'actualité de la ps3. Nous parlerons des jeux sortis ou à venir ainsi que de tout ce qui tourne autour de la dernière console Sony.